D’être au plus bas

Le jour où j’ai vomi sur le cercueil de ma grand-mère était le jour où j’ai fumé ma première cigarette.

     J’étais éloignée de ma mère hystérique par mes cousins. Les étrangers qui pleuraient des larmes de crocodile me dégoûtaient, et le dégoût mitigé à l’incrédulité a poussé mon estomac instable à bout.

Dès que nous avons été bien cachés parmi les arbres de mangue au bord de la ferme de ma grand-mère, ils m’ont donné un cône mince à moitié de la longueur de ma main. Il était près de la taille des cigarettes commerciales qui sentait si terrible et que j’ai juré de ne jamais toucher. J’ai appris plus tard que ce n’était pas une cigarette, mais un joint.

J’ai tiré une bouffée et j’ai tenue la fumée dans ma bouche. Rien. Il y avait une légère brûlure et beaucoup de chaleur, mais rien d’autre. La deuxième, troisième et quatrième étaient les mêmes. Il n’y avait rien mais la présence de fumée dans ma bouche, les gouttes de sueur sur mon front, et la possibilité de quelqu’un à découvrir ce que nous faisions.

Il y avait un moment où j’ai tiré une bouffée plus profonde et plus longue que les autres. La fumée frisait dans moi, atteignait l’extrémité de mon être, me tourmentait et me secouait, avant mon besoin de respirer l’ai tiré de moi en des halètements durs. J’ai cru que je mourais car je ne pouvais pas tirer l’air. Mais ca m’était égal, car à ce moment-là, une seule chose était constante: la peur.

Il se tortillait au creux de mon estomac, glissait contre mes viscères comme des écailles. Mais l’euphorie et l’esprit combattaient, et la première gagnait. J’ai oublié que j’étais avec des gens, que les seules choses qui étaient entre mes parents et moi étaient des arbres et un mur. Mes parents n’ont jamais fait l’attention a ce qui se passait, et pour ce moment-la, j’étais reconnaissante.

Il n’y avait aucune raison pour moi d’essayer. Oui, ma grand-mère est morte. Oui, mon père bat sa femme. Oui, ma mère est une lâche. Oui, certaines personnes font semblant de vous connaître seulement quand vous êtes six pieds sous terre. Mais il y a des millions d’autres personnes dont la vie montre un tableau beaucoup plus sombre. Et ils n’ont jamais cédé. Peut-être je pourrais dire qu’il n’y avait aucune raison, mais il y avait un besoin. Le besoin était un caprice, mais il devient un peu plus réel, un peu plus qu’une idée abstraite de l’esprit pour compliquer la vie dès que vous éprouvez la légèreté, la perspective déformée et l’absence bizarre de soucis. Il devient solide, et puis c’est quelque chose que vous ne pouvez pas échapper facilement.

Lorsque les gens vous disent que vous n’aurez pas une forte envie de cannabis, ils mentent. Lorsque les gens vous disent que vous ne le souhaitez sauf s’il est devant vos yeux, ils mentent, car il reste avec vous, surtout si vous n’étiez qu’une jeune fille de seize ans qui avait des notions grandioses d’individualité. Plusieurs jours après nous sommes retournés à la ville, la vie ne continuait pas comme d’habitude. Mon désir pour un joint était si fort. Mon corps était en pilotage automatique. Contrairement à mes pensées chaotiques, ma routine n’était pas perturbée. Tout semblait parfaitement normal, à moins que l’on ne considère tous les  mensonges que j’ai dits pour éluder les questions de mes parents. Mais il est devenu de plus en plus difficile de cacher mon malaise. La peur se caillait encore une fois, et il est resté pendant des jours, peut-être des semaines. Je n’étais pas consciente d’autres choses. La plupart des nuits, je suis restée dans ma chambre, emmitouflé dans mes couvertures, en essayant d’imaginer des moyens pour retourner à la campagne et acheter mes propres réserves de graines et de papier pour des roulées.

J’ai fait ma recherche. Il y avait des nuits où je me suis réveillé fiévreuse au milieu de la nuit et je savais que ce n’était pas normal. La marijuana ne le fait pas. Ce n’est que la marijuana impure qui le fait. Et la paranoïa est devenue si énorme alors j’ai oublié ce que la peur était.

Mes parents ne doivent pas savoir. C’était ma pensée constante. C’était insupportable, jusqu’à mon frère me confrontait. Il m’a demandé ce qui m’arrive. Il a dit qu’il ne croit pas les mensonges que j’ai dits à nos parents. Il savait que je n’étais pas nerveuse pour les résultats d’UPCAT, et que je n’étais non plus fatiguée à cause des devoirs.

Il m’a demandé si je me droguais de la cocaïne. Il m’a dit de lui donner un peu.

Je me souviens du silence. Et ensuite, des rires éraillés.

Nous riions. Je riais comme j’étais défoncée. Je riais quand j’ai senti la fraîcheur de peur s’est éloignée lentement. Mon frère ne savait pas. Mon secret était intact.

J’ai dormi cette nuit-là en croyant que les circonstances s’amélioreront le matin. Je me suis trompé. Donc, je savais que j’avais franchi une frontière. Et ce sera impossible de retourner. Ce sera impossible de rapporter à la vie ce qui est déjà mort.

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Maybe, just maybe.

When the time comes, I’ll be right here, waiting.

There’s no need to hurry. The universe will conspire for us- never against us.

We will never be just tangents.

MPD

Acrylic and lots of immaturity on board.

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His human tendencies

My dog getting possessive over junk food.

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to my soul

I do not know how you did it. You were nothing more than another person, another name to forget. You were supposed to keep your distance, far from the walls I had built around myself. I thought I had you figured out.

I was too secure, it turned out. Or I underestimated you. Either way, you drew me in.

I can never speak in circles when it comes to you because you had always deserved something more. You had always deserved nothing but the purest truth, something of beauty, to match yours. But it was something that I had failed to give you several times. I’m sorry. I swore to never do that again. I swore to be better, for you.

You’re worth so much. You have given me a lot of things, taught me more than I ever hoped to learn from another. You taught me faith- pure, unwavering faith that I could never have  achieved without seeing your example.

You’re a dreamer. And you would ascend to such heights that no one with a faltering heart could ever reach. You were predestined for the stars, for realms that will never be known to us.

You are made up of so many complex things that I never could quite comprehend. Such complexity is as rare as it is beautiful, and I never could take you in, all at once. So I am left in a bewildered sort of bliss.

But only one thing is clear.

I’m yours.

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On treachery

You show a sliver of weakness and the wolves would be on you like white on rice.

Then the whispers would follow you as stench would a dying child. People celebrate another’s fall, especially from great heights. They would avidly watch as you stumble to your rocky death, never moving a sympathetic muscle, never reaching out a hand. Wolves, I say.

And the people who swore to fall with you, well, they’re all up there, sneering and smirking among the salivating predators. One tiny moment of instability and they all jump the fence. You should never have trusted them in the first place.

Trust. You give that out far too easily, and you reap the consequences just as soon as you commit the blunder. Pity shines in their beady eyes, but you do not see their claws- curled and gnarled appendages that would rip your throat out the second you try to regain your footing. They have you around your neck, you’re gasping out desperate breaths, yet you still turn a blind eye to their machinations.

I wonder now who is at fault, who is the villain.

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Unfinished

F

graphite and charcoal on basic drawing paper

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Sasuke

My dog, and longest-staying love.

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All-Seeing

in HB, 4B and 9B graphite on basic drawing paper. - blindspotted

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On bitches

Do you want me to teach you? How to wound with words, the victim unknowing of his bleeding cuts? How to hit at the core, step on a nerve, plunge a dagger where it would hurt the most? It is something I am not proud of, but it definitely is something you could use to learn. But then again, you could already wound with your Philistine efforts, wielding nothing but a rusting blade, or a bent needle.

I make incisions. Cold, calculated. Sterilized and fastidious. I hurt with the intention to heal. The end justifies the means, as they say. But it is unethical, ignoble and more often than not, a double-edged sword. I inflict pain and I feel its backlash tenfold. The incisions are clean, and they heal neatly, without lasting scars. Or so I hope that is the case.

I realize not how that could be better than what you do.

You lacerate. You claw and thrash in mindless rage, without any semblance of aim or thought. Yet, you land a hit. A lucky hit, but a hit, nonetheless. You rend the flesh asunder, with the intention to inflict pain, and pain alone. The cut will heal, but it always leaves behind a hideous scar, a brand you leave on those unfortunate enough to attract your ire.

You wallow in self-righteousness, without sparing a single thought to the wounded.

I applaud you. You injure without remorse while keeping up the facade of a blushing Vestal. I had once wanted to be an Eris to keep away those who are hurtful, yet seeing you now, with nothing but your oxidized dagger, and the eloquence of a whore, I realize that you need no further instruction on this overrated art of hurting.

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